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[La Rivista Italiana di Psicoanalisi ayant cessé de paraître, nous sommes heureux de donner l'hospitalité à ce très intéressant article du Dr Emilio Servadio, de Rome. —. (N. D. L. R.)]
La rhabdomancie est assurément un des sujets les plus étudiés par la « psychologie paranormale » (qu'on appelle aussi « métapsychique » ou « recherche psychique »). En ce qui concerne la vérification du phénomène, on peut affirmer que la phase des recherches est à peu près terminée, et qu'aucun doute sérieux, d'après moi, ne subsiste aujourd'hui sur ce fait que des individus peuvent percevoir occasionnellement l'existence souterraine de nappes d'eau ou de filons de minerai. Une littérature déjà très étendue peut être consultée par ceux qui désirent connaître des exemples précis et des preuves « cruciales » à cet égard.
Mais si, en général, on admet le phénomène comme tel, on ne peut toutefois affirmer qu'il ait été compris, au sens propre et scientifique du mot. Il suffira de dire que les très nombreuses tentatives d'interprétation avancées jusqu'ici peuvent se grouper en deux séries tout à fait différentes. Les uns tendent en effet à concevoir la rhabdomancie comme un phénomène physique, en admettant que des radiations particulières se dégagent de l'eau, ou des métaux, ou des objets enfouis dans le sous-sol, et qu'elles sont aptes à éveiller la sensibilité spécifique du système neuro-végétatif des sourciers, en provoquant des décharges motrices correspondantes. D'autres, par contre, voudraient faire de la rhabdomancie un cas particulier de cette faculté de connaissance paranormale que Richet a appelée cryptesthésie, et la considérer comme un phénomène d'ordre métapsychique. Nous ne mentionnerons pas ici tous les arguments pour et contre qu'on a cités à l'appui de ces deux points de vue. Plusieurs circonstances semblent montrer qu'à un certain moment il est nécessaire d'abandonner la première théorie en faveur