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Séance du 16 octobre 1934
Présidence: Dr A. Borel, président.
Nous enregistrons les candidatures de M. le Docteur Jacques Lacan et de Mme la Doctoresse Odette Codet.
A raison d'une période militaire à laquelle est astreint un des rapporteurs, la huitième conférence est reportée en janvier 1935.
Communication du Dr Loewenstein: « Quelques réflexions sur les troubles de la puissance. »
Le Dr Lœwenstein commence par rappeler quelques notions de classification. On peut distinguer deux grands aspects des troubles de la puissance: ceux de ces troubles qui portent sur l'appétit génital, et ceux qui portent sur l'automatisme de l'activité elle-même. Cette distinction schématique est simplement commode, sans prétendre à plus. Dans les troubles de la puissance, les deux faces de la fonction sont atteintes. L'appétit est généralement diminué, mais il est des cas où seul l'automatisme est troublé. C'est de ces seuls cas qu'il parlera.
L'absence d'érection, ou sa diminution, les éjaculations précoces ou retardées, l'orgasme insatisfaisant: autant de symptômes négatifs des troubles de la puissance. Mais il existe, à côté de ces troubles-symptômes négatifs, des symptômes positifs: masturbation fréquente, satisfactions pesverses, fellation, etc. On pourrait donc dire qu'il s'agit d'une régression à une phase de l'évolution, à ce que le Dr Lœwenstein propose d'appeler la phase phallique passive.
Le comportement génital, dans ces formes de satisfactions, se rapproche beaucoup plus de celui du clitoris que de celui du pénis; il ressemble à celui de la femme.
Quant aux causes de ces régressions, on peut y distinguer des causes individuelles et des causes sociales.
Parmi les causes individuelles joue en première ligne le complexe de castration, ensemble de troubles provenant de la première adaptation sociale aux activités génitales, c'est-à-dire des conflits par rapport à la famille.