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La guérison se présente, en psychanalyse, d'une manière beaucoup plus complexe qu'en pathologie générale. Afin de vous eu convaincre, il ne faut pas perdre de vue que la névrose est, pour le malade, un essai de guérison qui, à la longue, se révèle comme allant à rencontre du sens normal de la guérison véritable, tout en lui donnant le sentiment d'être allé dans le bon sens, car elle n'aboutit qu'au refoulement de certaines pulsions qu'il considère, à tort, comme pathogènes. Ainsi la guérison que nous proposons au malade va, pour lui, dans le sens de la maladie, puisqu'elle implique la libération des pulsions refoulées et leur réintégration dans la personnalité totalfe. En d'autres termes, nous nous trouvons en face de deux thèses qui s'affrontent: l'une représentée par le malade, l'autre par l'analyste.
Pour le malade, la voie de la guérison, c'est celle qui mène vers la névrose ; poui l'analyste, c'est celle qui supprime la névrose et mène vers le conflit que le malade a voulu éviter en fuyant dans la maladie. Ce conflit, pour le malade, signifie la maladie. Par contre sa véritable maladie représente à ses yeux la délivrance.
Vous connaissez la nature du conllit que le névrosé considère comme un mal qu'il faut fuir: pour l'homme, c'est l'acceptation de ia virilité, malgré l'angoisse de la castration, le sentiment de culpabilité pour tous les actes dont il deviendra responsable, et le besoin de punition qui peuvent en être les conséquences, du fait qu'il se sent en rivalité avec son père. Pour la femme, c'est l'acceptation de Ja féminité, malgré le sentiment d'humiliation, la cruauté de la