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Sur l'aimable invitation de MM. R. de Saussure et Forel, directeurs des « Rives de Prangins », la neuvième conférence des psychanalystes de langue française s'est tenue à Nyon, en Suisse, sous la présidence du Dr R. de Saussure, privat-docent à l'Université de Genève.
Cette conférence s'est déroulée suivant les plus pures traditions des congrès scientifiques, en joignant l'utile à l'agréable. Pour ce qui est de l'agréable, nos confrères suisses s'y entendent mieux que personne. L'accueil réservé aux congressistes a été d'une cordialité et d'une abondance sans égales. Tous garderont le souvenir du pétillant vin d'honneur offert par la municipalité de Nyon, au cours du banquet que le syndic, notre spirituel confrère, M. le Dr Schranz, voulut bien présider. Et de l'hospitalité que nous réservait la direction des « Rives de Prangins ». M. de Saussure avait tenu à nous faire lui-même les honneurs de sa demeure familiale, au château de Yufilens-sur-Morges. Une excursion à la maison de santé de Malévoz-sur-Monthey ne pouvait se terminer que sur un grandiose banquet où se poursuivirent, sous la cordiale présidence de M. le Dr A. Repond, directeur de la maison, nos études d'œnologie comparée. Nous n'omettons point, au sortir de ce banquet, l'envahissement du château du Châtelard, si aimablement accepté par notre confrère M. le Dr R. Vuichoud et sa famille.
Le 10 avril, aux « Rives de Prangins », M. de Saussure ouvre la première séance scientifique par l'allocution qui suit. Après quoi il donnera la parole à M. Laforgue pour l'exposé de son rapport.
Mesdames, Messieurs,
Il y a dix ans, en août 1926, j'avais l'honneur d'ouvrir à Genève, ma ville natale, la première conférence des psychanalystes de langue française. Aujourd'hui, pour célébrer le premier décanat, vous m'avez fait l'honneur de revenir sur le sol romand et vous m'avez invité à présider la neuvième de 110s assemblées. Je vous en remercie bien sincèrement en mon nom personnel et au nom de tous mes confrères de Suisse.
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