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Mesdames, Messieurs,
Aujourd'hui, dans bien des pays du monde, à Vienne, à Londres, à New-York, à Tokio et ailleurs, des voix diverses s'élèvent pour célébrer le quatre-vingtième anniversaire de la naissance de Sigmund Freud. Je suis honorée d'avoir été désignée, par la Société Psychanatytique de Paris que préside si dignement le Dr Edouard Pichon, et par le groupe d'Etudes philosophiques et scientifiques que dirige avec tant d'activité le Dr René Allendy, tous deux mes collègues, pour parler ce soir devant vous, et rendre, en votre nom à tous, hommage au génie de Freud. Et que ce soit dans cette Sorbonne où Freud, jeune médecin, lors de son séjour à Paris chez Charcot, dut venir souvent s'asseoir.
Le Professeur Henri Claude, qui a accepté la présidence de cette séance, est, on le sait, le premier en France qui, ayant reconnu la valeur de la méthode psychanalytique pour le traitement des névroses, l'introduisit dans une Clinique psychiatrique, à Sainte-Anne. Sans être lui-même psychanalyste, dès 1923, il en parlait dans ses conférences à la Faculté de Médecine et par là lui faisait, pour la première fois, place dans l'enseignement officiel. Par la suite, au cours des stagiaires, le chef de son laboratoire de psychanalyse fait tous les mois une leçon d'introduction à la psychanalyse. Nous, psychanatystes, voulons aujourd'hui lui exprimer nos remerciements pour la porte qu'il nous a ainsi ouverte.