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(Suite et fin)
La représentation du monde chez l'enfant étant caractérisée par le réalisme de la pensée, l'animisme et l'artificialisme, il en résulte une physique particulière du mouvement et de la force (1).
Lorsqu'on étudie le problème de l'ombre chez l'enfant, on constate que l'ombre est conçue comme le résultat de la collaboration ou de la participation de deux sources : l'une interne (provenant de l'objet), l'autre externe (vient des arbres, de la nuit, du fond de la chambre, etc…). Par exemple, l'enfant identifie l'ombre du corps ou d'un meuble à l'ombre des arbres. Ainsi la participation enfantine serait une manière primitive de sentir les analogies. Mais chez l'enfant la relation est conçue comme identité. L'enfant ne peut comparer l'ombre de l'arbre et l'ombre des corps ; il ne peut les concevoir comme deux cas particuliers d'une loi générale, faute de pouvoir généraliser et dégager des lois. Aussi les deux termes ne sont pas comparés, mais identifiés. II y a participation immédiate et substantielle. Tel le langage qui ne compare pas et qui au lieu de dire : « un homme courageux comme un lion » dira en identifiant : « un lion ».
Nous retrouvons ici les participations déjà relevées dans la pensée inconsciente et notamment dans le rêve, où l'identification et