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La malade dont on lira l'observation plus loin, souffrait de troubles intestinaux graves, depuis plusieurs années, lorsque nous eûmes l'occasion de commencer un traitement psychanalytique chez elle. Ces troubles consistaient surtout en selles diarrhéiques se répétant en moyenne dix et treize fois par jour. L'état général était compromis et, dans son ensemble, la vie de cette malade profondément troublée. Les traitements les plus variés, allant de l'appendicectomie aux régimes les plus sévères, avaient échoué. Ce n'est qu'au bout de tous ces échecs que l'on put orienter la malade vers un traitement psychanalytique.
Après une trentaine de séances échelonnées sur deux mois, nous avons eu la satisfaction de constater la guérison de cette malade. Actuellement, c'est une jeune femme tout à fait bien portante et heureuse.
Depuis la fin de son traitement nous l'avons revue à plusieurs reprises et elle ne nous a jamais signalé la moindre rechute (1).
L'heureux effet thérapeutique obtenu relativement en si peu de temps (deux mois de traitement) pour des troubles ayant résisté à tant d'autres interventions thérapeutiques et ce, pendant des années, nous avait incités, en premier lieu, à publier cette observation. Le caractère précis, localisé et apparemment sans lien névropathique, de ces troubles, a fait aussi que nous considérons ce cas comme un document clinique méritant d'être versé au « débat ».
Disons tout de suite qu'il n'est nullement dans notre intention de reprendre ici la vieille discussion sur l'organique et le psychique, leur unicité ou leur dualité. Non pas que la question soit sans attrait pour