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Par beau temps, lorsque le vent se lève en agitant de sa caresse rapide les branches flexibles des arbres et les choses légères, il n'est pas rare d'apercevoir, en tous pays, des cerfs-volants au front triangulaire et à queue ornée de bouffettes, qui se lèvent vers les nuages et qu'un long fil rattache à la main frémissante d'un enfant. Le délicat aérostat oscille et se lève, dans une succession alternative d'élans et de refrénements; une lutte s'engage alors entre l'enfant et les éléments, afin que le cerf-volant, qu'il surveille comme s'il faisait partie de son être-même, demeure aussi longtemps que possible dans sa tension ascensionnelle et qu'il continue à vibrer et à ondoyer entre le ciel et la terre, petite bouée aérienne, illusoire, dépositaire d'aspirations spontanées et d'espoirs primitifs.
Le fait que dans les pays occidentaux le cerf-volant soit réservé aux jeux enfantins — lorsqu'il n'est pas employé à des buts pratiques et utilitaires (aérologie, météorologie) — ne doit