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Dans le traitement analytique divers facteurs peuvent concourir à la guérison, facteurs susceptibles de se compléter et de se combiner suivant les cas, et même de telle sorte que ce soit nettement l'un ou l'autre qui prédomine.
Il nous faut donc essayer de comprendre d'abord la nature de ces divers facteurs thérapeutiques, ensuite la structure des cas dans lesquels l'un ou l'autre de ces facteurs joue, au cours du traitement, un rôle décisif.
Il y a sans doute un facteur qui est commun au traitement analytique et à la psychothérapie ordinaire: c'est la confiance du malade dans le médecin, confiance dont dépend l'influence du médecin sur le malade et, par ailleurs, la suggestibilité de celui-ci. Toutefois, s'opposant à la psychothérapie ordinaire, la psychanalyse n'utilise pas la confiance et, le cas échéant, la suggestibilité du malade pour refouler ou pour nier les symptômes, mais au contraire pour les accepter et, par suite, les comprendre. En d'autres termes le médecin se sert de son influence pour briser la résistance du malade contre l'acceptation de ses symptômes en tant qu'expression de tendances inconscientes et pour le soutenir dans son effort, effort qui s'accompagne, dans bien des cas, de très pénibles réactions.
Le degré d'influence du médecin, la confiance qu'il inspire dépendent, en psychanalyse plus qu'ailleurs, dans une très forte mesure, de la nature de la névrose dont souffre le malade et de ses réactions au cours du traitement. Mais la personnalité de l'analyste, ses dons individuels, sa compréhension et son attitude à l'égard des souffrances du malade jouent également un très grand rôle. Toutefois la confiance et la suggestibilité du malade seraient d'une importance secondaire, s'il ne s'y ajoutait un autre facteur, très important celui-là, et sans lequel la plus grande confiance dans le médecin ne serait que d'un faible effet: c'est l'effort du malade pour prendre conscience des pulsions ou tendances venant du çà