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Pour leur conférence annuelle les psychanalystes de langue française se sout réunis à Sainte-Anne, les 21 et 22 février 1938, sous la présidence de Madame Marie Bonaparte. Les professeurs Claude, Laignel-Lavastine, Lévy-Valensi honoraient les débats de leur présence. Les rapports présentés par les docteurs Nacht et Lœewenstein ont déjà été publiés in extenso dans cette Revue, tome X, 1938, n° 2, pp. 173-321. Ils ne seront donc pas résumés ici.
La présidente, Mine Marie Bonaparte, ouvre la conférence par l'allocution suivante :
Mesdames, Messieurs,
J'ai l'honneur de déclarer ouverte la Xe Conférence des Psychanalystes de Langue française.
Voici en effet la dixième fois que nous nous réunissons pour discuter de l'un oil l'autre des grands problèmes que notre science nous amène à envisager : problème des névroses, des psychoses, de la technique psychanalytique, des déviations de l'évolution psychique chez l'enfant et de leur redressement, enfin énigmes profondes des instincts, parmi lesquelles s'impose tout particulièrement à l'attention des psychanalystes cette production étrange du psychisme humain, le masochisme sous ses diverses formes.
Ces conférences sont en effet l'occasion pour chacun de nos rapporteurs successifs d'étudier une grande question, de rechercher les travaux de leurs prédécesseurs sur le même thème, de les comparer, parfois de les opposer, d'autre fois de les concilier, enfin de formuler leurs idées personnelles.
Et les discussions soulevées par ces exposés sont toujours fécondes, même lorsqu'il n'en semble rien sortir de définitif dès