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Le temps infantile. — Les horloges, ces éducatrices. — Le temps pubère. — Le temps adulte. — L'espace, notre atmosphère.
La fuite hors le temps dans le rêve endormi. — La fuite hors le temps dans le rêve éveillé. — La fuite hors le temps dans l'ivresse amoureuse. — La fuite hors le temps dans l'ivresse toxique. — La fuite hors le temps dans l'ivresse mystique.
L'inconscient et le temps. — L'inconscient, le temps et la mort. — La lutte contre le temps et la mort par la médecine, l'oeuvre et la foi. — La question posée par l'homme au temps. — Conclusion synthétique et critique.
Sans parler du nouveau-né, pour qui la notion du temps point encore n'existe, les journées de l'enfant semblent se dérouler quelque part hors de notre temps. Ces journées de l'enfant — que chacun de nous se les rappelle! — lui paraissent quasi éternelles, à plus forte raison les semaines, les mois, les années qui s'étendent dans l'avenir. L'enfant se réveille, se lève, court, mange, joue, pleure ou rit, dans un « temps » tout autrement vaste que le pauvre, le court temps des adultes. Le « temps » de l'enfant et le nôtre sont en quelque sorte incommensurables.
Certes, les grandes personnes qui élèvent l'enfant lui imposent durement les données de leur temps, les divisions que pour elles celui-ci comporte. Elles lui enlèvent ses jouets à heure dite, l'obligent à manger à point donné, et qui pis est, à se coucher, le soir, quand il voudrait continuer à s'amuser ou à rester avec les grandes personnes enviées ! Mais le sentiment interne du « temps » de l'enfant n'en est pas pour cela troublé avant l'âge physiologique où la nature de ce temps changera; il ressent seulement comme une intrusion étrangère et hostile l'imposition par les adultes de