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La psychanalyse est, à proprement parler, une thérapeutique du Moi.
Ceux qui en sont justiciables y recourent parce que leur Moi est mal conditionné pour une raison quelconque, qu'il soit constitutionellement faible ou qu'il soit inadapté aux réalités extérieures.
La psychanalyse tend alors, par la dissociation du bloc complexe dont est formé le Moi mal venu, mal réussi, de remettre ce Moi soit en état de poursuivre un développement qui n'avait pas eu lieu, soit en état de s'adapter aux conditions de la vie reélle.
Mais, qu'est-ce que ce Moi ?
Il faut comprendre ainsi l'individu global dans sa fonction d'adaptation au réel.
Pour mieux dire c'est ce qui reste d'agissant chez un individu si l'on fait la somme algébrique de tous les facteurs de pulsions et d'inhibitions.
Cette somme peut être positive quand les pulsions l'emportent, négative quand les inhibitions dominent ou nulle quand les unes et les autres s'équilibrent.
Cet aperçu un peu trop mathématique ne fournit toutefois qu'un indice quantitatif quant à la valeur du Moi, c'est-à-dire qu'il mesure son énergie disponible.
Mais il ne faudrait pas penser qu'un Moi sans inhibition serait un Moi idéalement constitué, car dans la vie sociale pratique on ne trouverait place pour lui que dans une prison ou dans un asile.
Si l'énergie du Moi est une qualité hautement souhaitable, celle-ci n'est donc pas suffisante par elle-même. Une seconde condition doit être réalisée, c'est l'adaptation de cette énergie à la vie sociale pour qu'elle s'intègre harmonieusement à celle-ci. C'est la condition qualitative qui n'est réalisée que par la présence en