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J'ai toujours été frappé de voir, soit au cours de traitements, soit dans des conversations avec des collègues, soit encore dans les séminaires de contrôle, combien la notion de la crainte de la femme phallique est tout ensemble des plus répandues et des plus malaisées à appréhender.
Je pense tout particulièrement à l'air ébahi de certains jeunes analystes en contrôle lorsque la mère phallique venait pour la première fois sur le tapis. Il semblait qu'ils n'eussent jamais entendu évoquer une notion de ce genre ni vécu ce phénomène dans leur propre analyse. C'est pour cette raison qu'il m'a paru utile de chercher à préciser cette notion et les raisons de la crainte inconsciente qu'inspire à l'homme la mère phallique. Ce travail, des plus sommaires, n'a que la signification d'une note pratique.
Plus j'accumule les expériences thérapeutiques et plus je suis obligé de constater avec quelle toxicité la mère castatrice ou la mère phallique interviennent dans le complexe de castration de l'homme ; plus aussi je m'aperçois combien ce complexe se résout aisément sur le plan œdipien, alors qu'il est parfois très long à réduire quand à la crainte de l'inceste s'ajoute la crainte inconsciente de pénétrer dans le vagin.
Si je m'en réfère à ma seule expérience clinique, je constate que les choses se passent bien ainsi dans toutes les manifestations de l'impuissance masculine à ses divers degrés.
L'étonnement qu'éprouvent parfois les jeunes analystes de