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Il y a des cas où l'agressivité est apparente ou devient apparente après un court temps de traitement et d'autres où elle est profondément cachée. Dans ce dernier cas on éprouve souvent une extrême difficulté à la rendre consciente et, fait de plus graves conséquences, à la faire entrer dans les rapports de transfert d'une façon émotive. Et nous savons que la reviviscence des émotions, non seulement comme telles, mais avant tout en tant que rapports émotionnels entre malade et médecin, est d'une importance capitale pour l'efficience du traitement. La prise de conscience à elle seule ne suffit pas.
Les ouvrages de Reich (L'analyse du caractère) et d'Anna Freud (Les mécanismes de défense du Moi) nous ont beaucoup appris pour vaincre les difficultés extrêmes qui se présentent dans des cas pareils. Il va de soi que les résistances provenant de l'agressivité causeront dans le transfert des difficultés des plus graves. Un malade qui parlera facilement de ses sentiments agressifs envers les personnes de son entourage ou de son passé se sentira souvent inhibé pour avouer son agressivité envers son analyste, même si cette agressivité est consciente. Les difficultés augmentent dans les cas où l'agressivité n'est pas consciente. Et ici je n'ai pas en vue les simples refoulements, mais plutôt les cas où l'agressivité inconsciente a donné lieu à une formation spéciale du caractère, c'est-à-dire, comme l'a exposé avec tant de clarté dans un article récent le Dr Nacht, à un comportement spécial, ainsi qu'à ces soi-disant traits de caractère qui peuvent être réduits à des mécanismes de défense du moi.
Nous avons appris, depuis la parution des susdits ouvrages,