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Le titre de la présente communication en définit exactement les limites. Nous avons voulu étudier, à propos de quelques observations, le déroulement d'un transfert dont l'aspect homosexuel nous a paru revêtir une importance toute particulière et nous a semblé devoir être utilisé au maximum dans un but thérapeutique. Le matériel que nous apportons ici est forcément présenté sous un aspect un peu synthétique, mais nous nous sommes pourtant efforcé de ne négliger, autant que possible, rien de ce qui est indispensable à la compréhension de l'attitude affective des malades envers nous. Sans doute s'agit-il de faits déjà connus, mais nous avons pensé que le groupement de ces observations, et leur similitude, pouvait à la rigueur justifier cette présentation.
Pour trois de nos cas, le diagnostic de névrose obsessionnelle nous paraît indiscutable, quoiqu'il ne s'agisse pas de formes de gravité exceptionnelle.
Pour le quatrième, dont l'observation très résumée est insérée dans la conclusion de cet exposé, le diagnostic est peut-être plus hésitant ; pourtant, à bien voir, il s'agissait d'un psychasthénique souffrant d'un sentiment obsédant d'incapacité à aimer.
Mais voici nos documents cliniques :
J… est un jeune homme d'une trentaine d'années, officier d'active en disponibilité. Depuis sa captivité, qui a duré quelques