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Le terme de conversion est réservé classiquement dans la terminologie psychiatrique aux phénomènes histériques. Mais on sait qu'on peut l'étendre à des manifestations rencontrées dans d'autres névroses. C'est ce qui nous est apparu dans de nombreux cas ; on peut observer cette conversion d'un symptôme psychique en un symptôme somatique ainsi qu'il est habituel, mais on peut voir également la conversion s'opérer d'une conduite psychologique à une conduite sociale.
Dans son remarquable rapport sur l'agressivité Nacht a signalé le cas de cet industriel qui réussissait remarquablement dans ses affaires mais échouait dans l'harmonie de ses rapports familiaux. Nous avons observé un balancement de même ordre chez un phobique, mais l'échec névrotique portait ici sur certaines conduites somatiques et sociales. Notre sujet avait réussi à prendre la direction des affaires de son ancien patron qu'il gérait avec profit et se trouvait en même temps très heureux dans le milieu familial. Ce milieu échappait ainsi à l'investissement névrotique de son agressivité coupable. Par contre c'est ailleurs qu'il réussissait à convertir ces mêmes pulsions, d'une part sous forme psycho-somatique et, d'autre part, comme réaction psycho-sociale. Celles-ci se sont traduites au cours de l'analyse par des manifestations se rapportant à l'une et à l'autre de ces réactions qu'il nous paraît intéressant de résumer.
Au point de vue psycho-somatique : le malade se sent particulièrement anxieux à une étape de son traitement et recule devant la perspective d'être désagréable à l'égard de son analyste. « Il n'y a rien à faire, dit-il, rien ne vient, cela ne mord pas ». Après un temps