You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Depuis l'année 1905, époque où, pour la première fois, la phobie d'un petit garçon de cinq ans fut traitée par la psychanalyse — le père du jeune sujet agissant comme intermédiaire entre celui-ci et l'analyste — la psychanalyse, en tant que méthode thérapeutique, a connu une existence orageuse et très mouvementée. Aucune de ses données ne demeura incontestée, toutes devinrent, à un moment donné, le point de départ de quelque controverse.
A certains égards, l'analyse des enfants se heurta aux objections mêmes qui, dix ans plus tôt, avaient été formulées à l'encontre de l'analyse des adultes et depuis réfutées.
A la fin du siècle dernier la conception de l'origine sexuelle des névroses d'adultes vint heurter tous les préjugés de l'époque. Toutefois bien que l'opinion des médecins, comme celle des non médecins, refusât d'attribuer à la sexualité des adultes le rôle pathogénique important qu'elle assume, personne n'allait jusqu'à