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Un bref commentaire du titre de cette communication permettra d'en esquisser l'objet.
Le terme « psychologie » est l'héritage d'une tradition millénaire qui a centré sur la conscience les disciplines qu'il désignait. Rompant avec les investigations qui faisaient fond sur l'introspection, la psychanalyse, en même temps qu'elle approchait concrètement la conduite humaine, intégra les phénomènes conscients dans une théorie plus vaste des « processus psychiques », qui opposait le « conscient » et « l'inconscient ». Or la psychologie, conquérant enfin une définition non tautologique, est devenue « la science de la conduite ». La conséquence logique n'est-elle pas de promouvoir la psychanalyse en « analyse de la conduite » ?
L'originalité des découvertes et des idées de Freud, ou pour mieux dire le génie de Freud, ne pouvait empêcher un certain degré de dépendance par rapport à la psychologie de son temps. Il est facile d'en retrouver dans la psychanalyse certains traits fondamentaux:
1° Le dualisme, la séparation des phénomènes psychiques et des phénomènes cosmiques, et, par conséquent, du psychique et du somatique. Le terme et le concept de « processus psychique » interviennent sans cesse dans les écrits psychanalytiques; de même, l'expression « esprit inconscient » est souvent employée par des auteurs de langue anglaise (unconscious mind).
2° L'isolement consécutif de la « vie intérieure » et de la conscience, que la promotion psychanalytique de « l'Inconscient » implique de la même façon que l'épiphénoménisme le plus cohérent.
3° Le réalisme intellectuel, qui caractérise la psychologie traditionnelle dans sa représentation de la « vie mentale », conçue comme un jeu « d'entités abstraites », de fonctions, est un type d'erreur auquel n'échappe pas complètement la psychanalyse, en dépit d'une approche concrète et pratique des phénomènes de conduite. Sans doute peut-il y avoir une tentative légitime « d'axiomatisation », et l'on ne peut certes considérer