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Les remarques qui vont suivre n'ont pas l'ambition d'éclairer d'une lumière nouvelle l'ensemble du problème à la fois vaste et délicat que posent le transfert et le contre-transfert. Etant donné le temps limité qui nous est accordé (1) je dois me borner simplement à attirer l'attention sur certains aspects de la question qui mériteraient de plus amples développements.
Freud avait découvert l'importance du transfert dès le début de ses recherches ou presque. Il en avait souligné les complexités et les difficultés sans donner d'indications suffisantes, cependant, sur les moyens de manœuvrer et de liquider les réactions de transfert. Or c'est justement la difficulté de manœuvrer et de liquider ces réactions qui est responsable de la longueur de certains traitements et même de beaucoup d'échecs thérapeutiques.
Que le transfert puisse être le « meilleur instrument » du psychanalyste (s'il sait s'en servir !) l'expérience nous le prouve chaque jour. Nous savons même qu'il est la pierre angulaire du traitement sans laquelle nulle guérison n'est réalisable. Rien ne peut être comparé aux possibilités que nous offre le transfert pour approcher une vérité que les paroles du malade et son attitude consciente, nous cachent souvent plus qu'elles ne nous livrent. C'est à l'intérieur du transfert que le malade va, en quelque sorte, agir son mal sous nos yeux, le vivre malgré lui — ou du moins le revivre. Dès que le médecin, grâce au transfert, aura endossé aux yeux du malade le rôle jadis joué par le pore (ou la mère) dès qu'il