You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le terme psychodynamique est de plus en plus employé dans la littérature psychanalytique et psychologique. Il manque cependant d'une définition précise.
Freud lui-même nous a successivement proposé trois systèmes psychodynamiques.
1° L'un, basé sur l'énergie psychique se divisant en deux parts l'une consciente, l'autre inconsciente; ces deux parts devenant antagonistes chaque fois que le moi n'était pas assez fort pour résoudre un conflit. Cette interprétation fait porter l'accent surtout sur les émotions.
2° Un second système basé sur le développement des intérêts instinctuels, opposant d'abord la libido narcissique à la libido objectale puis les instincts de vie à ceux de mort. Ce système porte l'accent sur les instincts, leurs stades de développement et de régression.
3° Le troisième système repose sur une représentation clinique de la personnalité et exprime les conflits en fonction des trois instances qui se partagent les activités mentales de l'individu, à savoir le ça, le moi et le sur-moi. On le voit, la psychodynamique est une tentative d'expliquer une situation psychologique en fonction des forces qui la composent. Mais comme nous ne connaissons encore rien sur la nature dernière de ces forces, un champ trop vaste est laissé à l'arbitraire du savant qui sculpte en artiste avec le ciseau de son génie plutôt qu'il ne décrit avec la précision du savant. Certes, du point de vue clinique, les deux derniers systèmes de Freud conservent leur valeur pragmatique, mais comme l'a montré notre ami Edward Glover dans sa brillante communication, ces systèmes sont trop anthropomorphiques pour expliquer le fonctionnement
(1) Communication faite au Congrès de Psychanalyse, à Zurich, en août 1949.
physiologique de notre pensée — et c'est à ce but que devrait tendre notre science.
Je voudrais étayer les considérations qui vont suivre sur une brève observation clinique. Alors que j'avais annoncé quelques semaines à l'avance mon départ en vacances à l'un de mes malades que j'appellera