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I. - Discussion des deux premières observations concernant l'utilisation de la poupée-fleur en psychothérapie psychanalytique.
J'ai relaté dans leurs détails ces deux observations, les premières au cours desquelles j'ai utilisé la poupée-fleur comme élément de transfert intégré volontairement au traitement psychanalytique. J'ai dit comment l'idée de recourir à cette figurine m'était venue dans le cas particulier de Bernadette. Les événements qui ont suivi m'ont paru tellement remarquables quant à la rapidité de l'évolution du traitement, que j'ai voulu expérimenter une seconde fois le même procédé dans le cas de Nicole qui quoique sa conduite parût diamétralement opposée, en apparence, à celle de Bernadette me paraissait répondre au même diagnostic psychanalytique : un narcissisme blessé au stade oral et ne permettant pas l'intégration des règles communes aux humains de notre société en rapport avec les sublimations des émois se rapportant à ce stade fondamental de la structure psychologique.
Ce procédé fut un second succès dans le cas de Nicole. L'étude comparée de ces deux observations m'a semblé digne d'être étudiée de très près.
Nous avons assisté, d'un instant à l'autre (cet instant préparé comme nous le verrons par le travail de transfert sur la poupée-fleur) à la disparition de la phonation monocorde, de la mimique du sourire stéréotypé et de la posture de la tête en torticolis. Cette disparition de l'émission viciée de la voix a fait place, instantanément, à l'apparition (qui s'avéra être la conquête définitive) de la voix modulée.
Comment ce virement s'est-il produit ?