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Le XVIe Congrès international de psychanalyse vient d'avoir lieu à Zurich du 14 au 18 août 1949 sous la présidence du Dr Jones, de Londres, exactement dix ans après la mort de Freud, le créateur de la psychanalyse. Il a réuni au Palais des Congrès un nombre inattendu de participants, environ 350, appartenant à vingt-deux nations d'Europe et d'Amérique, et même des Indes. Parmi les pays situés au delà du « rideau de fer », seule la Tchécoslovaquie était représentée. L'organisateur, le Dr Philippe Sarasin, de Bâle, souhaita la bienvenue aux congressistes en sa qualité de président de la Société suisse de psychanalyse ; puis le Dr Pfister, directeur du Service de santé de Zurich, apporta le salut des autorités.
L'une des caractéristiques de cette assemblée, la première depuis la guerre, a été le nombre imposant des psychanalystes venus des Etats-Unis ; il est vrai que plusieurs d'entre eux sont originaires de divers pays de l'Europe centrale, qu'ils avaient dû quitter lors des persécutions hitlériennes. Des trois langues officielles, l'anglais a nettement prédominé le français et l'allemand ; il n'en est résulté aucune difficulté majeure, car Mme Marie Bonaparte, interprète bénévole, a bien voulu faire suivre chaque communication d'un résumé extemporané dans les deux autres langues.
Comme aucun thème général n'avait été prévu, les sujets traités ont été des plus variés. Je les ai répartis ci-dessous en cinq grands chapitres, afin de mettre autant de clarté que possible dans l'abondance de ces travaux. Mon compte rendu n'est d'ailleurs pas complet ; je m'en excuse, n'ayant pas pu assister moi-même à