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Le travail que nous vous présentons aujourd'hui intéresse un cas de névrose obsessionnelle féminine, qui nous a paru posséder une iconographie onirique particulièrement riche, susceptible de rendre plus facilement objectivables les variations du transfert, et les modifications de la structure psychologique, qui, dans des cas de ce genre, peuvent se produire sous l'influence de l'analyse. Nous disons bien dans des cas semblables, car nous aurions pu aisément remplacer cette observation par une autre qui a témoigné d'une évolution à peu près parallèle ; de plus chez d'autres sujets dont l'analyse est moins avancée, une interprétation semblable des faits semble devoir s'imposer, tout au moins en ce qui concerne l'essentiel de ce que nous désirons soutenir ici ; à savoir : que la prise de conscience de l'envie du pénis intervient de façon favorable sur l'évolution des phénomènes de transfert et facilite l'assouplissement du surmoi féminin infantile. Ce sont là, nous le savons, des constatations de pratique journalière, et il serait inutile de produire cette observation, si, elle ne tendait à démontrer que, comme l'obsédé masculin, la femme a besoin de s'identifier sur un mode regressif, à l'homme, pour pouvoir se libérer des angoisses de la petite enfance ; mais alors que le premier s'appuiera sur cette identification, pour transformer l'objet d'amour infantile en