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L'exposé que nous nous proposons de faire ici est très limité dans ses prétentions. Dans son acception la plus large, le terme de médecine psycho-somatique comprend en effet toute la médecine. C'est ce que soulignait M. Parcheminey dans son bel article sur « la Problématique du Psychosomatique », et déjà Weiss et Englisch dans leur traité, aujourd'hui classique, étudiaient non seulement les troubles fonctionnels et organiques en apparence primitifs, mais consacraient un grand nombre de pages aux manifestations somatiques des névroses et des psychoses.
Dans ces conditions nous serions amenés, si nous voulions traiter la question dans son ensemble, à parler de la thérapeutique en médecine tout court, et on voit où cela pourrait nous entraîner.
Le côté théorique de la question, pour passionnant qu'il s'avère, ne saurait non plus retenir ici notre attention. Certes, tout le monde s'accorde pour reconnaître avec M. Nacht que le vieux dualisme cartésien doit être dépassé. On pourrait alors faire remarquer que le développement de la physique moderne a en quelque sorte spiritualisé la matière, la réduisant à un concept mathématique d'ondes, et qu'en dernier ressort on ne trouve plus qu'une réalité d'ordre « spirituel ». Ce qui fait que les vieux termes de mécanisme et d'atomisme ne signifient plus grand chose.
Ce « néo-idéalisme » est parfaitement défendable. Il ne postule en aucune manière une « transcendance ». Mais il autorise à demander aux tenants de la psychologie la plus concrète, qui, en dernier ressort, pense et mesure ? Il doit nous inciter à garder une attitude en somme positiviste. Car on peut craindre, que,