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Devant les obstacles que les enfants rencontrent dans leur évolution, les purs pédagogues adoptent une attitude qu'on peut résumer ainsi : ils considèrent plus ou moins clairement ces obstacles comme des difficultés objectives que l'enfant doit surmonter par un redoublement d'effort. On exige de l'enfant qu'il se conforme à une norme, on ne se demande pas toujours pourquoi il s'en écarte. Si le sujet échoue malgré les efforts des parents et des éducateurs on lui en impute la responsabilité. L'originalité de la psychothérapie est de rechercher ailleurs que dans la disproportion entre l'obstacle d'une part, la bonne volonté ou les aptitudes de l'enfant d'autre part, les raisons pour lesquelles l'enfant est dans l'impuissance non seulement de franchir cet obstacle, mais de l'affronter. Le thérapeute recherche si l'enfant ne manque pas d'une base de sécurité intérieure et si ce n'est pas l'absence de ce sentiment de sécurité qui l'empêche de franchir les étapes de son développement. L'échec devant l'obstacle scolaire n'est à ses yeux qu'un symptôme comme les autres. Ce retour en arrière vers le passé du sujet se manifeste par des régressions que le thérapeute permet et qui peuvent paraître au début catastrophique aux yeux des parents et des pédagogues. Elles sont cependant souvent le seul moyen de remettre en train une évolution compromise. On verra plus loin des cas où des régressions permises au sujet sont souvent une pièce essentielle du traitement.
L'évolution d'un être humain paraît logiquement devoir suivre une courbe ascendante avec des crises reconnues comme normales survenant généralement à l'âge scolaire et à la puberté. La personnalité achève de se structurer et le caractère adulte se