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Jean T… est le fils cadet d'un riche marchand, qui tout en étant un homme autoritaire et sévère, aimait beaucoup ses enfants. Le malade est venu me consulter sur sa propre initiative à l'âge de 29 ans pour des éjaculations précoces, et pour des symptômes obsessionnels, qu'il reconnaît lui-même pour tels, après avoir lu plusieurs œuvres de Freud. Il ajoute qu'il se masturbait dès l'âge le plus tendre, et qu'il continue encore très fréquemment à s'adonner à l'onanisme.
La mère du malade est morte quand celui-ci avait 9 ans. Quoiqu'il ait été jusqu'à l'âge de 12 à 13 ans, un garçon délicat, il est devenu, plus tard, un jeune homme robuste et fort, jouissant au point de vue organique, d'une excellente santé. Il précise que s'il éjacule d'une manière précoce, cela lui arrive avec les prostituées, les servantes et les femmes du peuple, et, qu'avec les femmes et les jeunes filles de sa classe, il est totalement impuissant. Il constata ce dernier phénomène, après une tentative de coït avec une jeune étudiante qui lui avait inspiré de l'amour, à l'âge de 21 ans, et après trois autres tentatives, deux ans plus tard, avec une dame divorcée, à qui il plaisait, et qui avait tout fait pour le séduire, en prenant elle-même toute l'initiative, dans tous les jeux de l'amour.
Il me dit aussi que quand il s'agissait de femmes, il avait une grande difficulté à rivaliser avec son frère. Ce frère avait quatre ans de plus que lui, et était considéré par ses amis, comme un « étalon très puissant ».
Jean T… continue son récit, en me disant, qu'il avait la même