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L'hypertension artérielle fait partie du tableau clinique d'affections différentes (glomérulo-néphrites aiguës et chroniques, tumeurs des surrénales ou du lobe postérieur de l'hypophyse, éclampsie, affections entraînant la compression de l'un ou des deux reins, maladie de Bürger) ou peut encore accompagner une manifestation courante de l'organisme (efforts physiques, émotions violentes). Lorsqu'il, n'est pas possible de la rattacher à l'une de ces causes, elle est dite « essentielle ». La question présentée ainsi est très simplifiée car, par exemple, lors de compression rénale unilatérale, l'ablation précoce du rein atteint ramène la tension artérielle à la normale, mais dans presque tous les cas observés, une hypertension permanente s'installa progressivement, un à deux ans après l'intervention. (Peut-on appeler « essentielle » cette hypertension ?). Il serait plus exact de dire hypertension non rattachée à une cause connue, plutôt qu « hypertension essentielle », cette dernière expression pouvant laisser croire que la découverte d'une nouvelle étiologie résoudrait ce problème à solutions multiples.
Quelle que soit son étiologie, le mécanisme physiologique de l'installation et du maintien de l'hypertension, en dépit des nombreuses recherches auxquelles il a donné lieu, n'a pu être complètement élucidé. Voici un bref résumé des résultats de ces travaux expérimentaux :
1°) La régulation de la tension artérielle est assurée par un système régulateur siégeant dans la crosse de l'aorte et le sinus
carotidien (nerfs de Ludwig-Cyon et de Hering). La destruction de ce système entraîne une hypertension artérielle permanente. Autrement dit, en l'absence d'une régulation continue, le système cardio-vasculaire fonctionne en état d'hypertension.
2°) La compression des artères rénales entraîne également une hypertension (Goldblatt). La levée précoce de cette compression ramène la tension à la normale. Une levée tardive n'a aucune influence sur les chiffres tensionnels devenus irr