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Depuis quelques années déjà, je m'intéresse aux rapports de la psychanalyse et de la sociologie.
A plusieurs reprises, dans mon travail de diplôme et de thèse, j'ai recherché dans les expériences sociologiques des mécanismes analogues à ceux qu'on rencontre en psychanalyse. Sans m'imposer des démarches méthodologiques rigoureuses, j'ai parlé, en outre de l'inconscient individuel, de l'inconscient social, de l'inconscient collectif et de l'inconscient biologique. Dans le même esprit j'ai parlé de l'identification collective, de la projection collective, de la transposition collective ainsi que des autres mécanismes inconscients.
Peu à peu, je m'étais rendu compte du caractère schématique et abstrait de cette application et de la difficulté que suscite l'essai de rapprocher les deux disciplines : la sociologie et la psychanalyse. En outre, il me semblait que cette application que j'avais tenté de faire, était très artificielle, ainsi par exemple de l'idée de considérer une institution sociale jcoinme une expérience analogue dans ses mécanismes à un symptôme névrotique : je cessais ainsi de faire de la sociologie et même de la psychologie sociale pour réduire les expériences de ces deux disciplines à celles de la psychologie individuelle et inter-individuelle.