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Dans l'exposé du cas clinique qui fait l'objet de cette communication nous avons mis l'accent sur la manière dont fut conduit le travail analytique, suivant le matériel fourni au jour le jour par certains rêves, associations d'idées et actes manqués, après avoir présenté au préalable, pour mettre le lecteur au courant du développement psycho-affectif, les expériences vécues depuis l'enfance dans le milieu familial.
La patiente, à laquelle nous donnerons le nom d'Andromaque (qui signifie d'après l'étymologie : femme qui combat contre les hommes) est venue, accompagnée de son mari et de son médecin traitant, nous consulter pour un état d'énervement qui aurait fait son apparition depuis que, il y a une semaine, elle aurait vu un film cinématographique dans lequel un certain personnage « se comportait comme un fou ». Examinée en particulier, elle déclare que le dit énervement, qui attira l'attention de l'entourage, existe en réalité « intérieurement » depuis plusieurs années, conjointement avec une grande timidité et une gaucherie qui s'accentuent chaque fois qu'un homme auquel elle désire plaire la regarde avec intérêt et tente de la courtiser et tout particulièrement s'il arrive que sa mère soit présente ou s'en aperçoive, même de loin. Des idées noires lui passent quelquefois par la tête, accompagnées d'un sentiment de la vanité de vivre ; il lui arrive même de se sentir si démoralisée qu'elle a déjà, plus d'une fois, pensé au suicide, surtout ces derniers temps, depuis un épisode survenu dans une maison de coiffure. Ce jour-là, au moment où elle se regardait dans la glace, elle a entendu un jeune coiffeur, qui d'habitude lui faisait