You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je n'apporterai pas ce soir de contribution originale au problème de la connaissance de la névrose infantile, mais je me permettrai de vous soumettre quelques réflexions sur cette question qui, selon moi, domine la pratique de la psychanalyse infantile.
Il est en effet remarquable que l'enfance, avant 10 ans, âge auquel nous nous limiterons, constitue un des domaines d'extension de la psychanalyse. En même temps que les techniques strictement psychanalytiques sont, chez l'enfant, discutées dans leurs indications et leurs pratiques, les psychothérapies d'inspiration analytique sont l'objet d'applications très multiples et souvent discutables. Il y a là un mouvement comparable à celui que quelques-uns d'entre nous ont cru devoir dénoncer à propos des rapports sur les tendances actuelles de la psychanalyse au récent Congrès de Psychiatrie. Trop de techniques psychothérapiques se baptisent psychanalyse, parce que basées sur les connaissances apportées par la psychologie analytique, alors qu'elles en modifient radicalement la substance.
Ces remarques nous ont été suggérées par les observations de quelques malades que nous avons eu la chance d'examiner au cours de l'enquête sur le pronostic éloigné des troubles du caractère chez l'enfant, dans le service du Professeur Heuyer. Il s'agit de malades autrefois traités par Mme Morgenstern. Il n'est pas ici question de critiquer ces thérapeutiques anciennes, mais de constater seulement que Mme Morgenstern qui a été un pionnier de la psychothérapie analytique ne faisait précisément que des psychothérapies d'inspiration analytique.