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Si la théorie dans les sciences physiques n'a jamais réellement échappé à cette exigence de cohérence interne qui est le mouvement même de la connaissance, les sciences de l'homme parce qu'elles s'incarnent en comportements dans la réalité même de leur objet, ne peuvent éluder la question de leur sens, ni faire que la réponse ne s'impose en termes de vérité.
Que la réalité de l'homme implique ce procès de révélation, c'est là un fait qui fonde certains à penser l'histoire comme une dialectique inscrite dans la matière ; c'est même une vérité qu'aucun rituel de protection « behaviouriste » du sujet à l'endroit de son objet, ne châtrera de sa pointe créatrice et mortelle, et qui fait du savant même, voué à la « pure » connaissance, un responsable au premier chef.
Nul ne le sait mieux que le psychanalyste qui, dans l'intelligence de ce que lui confie son sujet comme dans la manœuvre des comportements conditionnés par la technique, agit par une révélation dont la vérité conditionne l'efficace.
La recherche de la vérité n'est-elle pas d'autre part ce qui fait l'objet de la criminologie dans l'ordre des choses judiciaires, et aussi ce qui unifie ses deux faces : vérité du crime dans sa face policière, vérité du criminel dans sa face anthropologique.
De quel apport à cette recherche peuvent être la technique qui guide notre dialogue avec le sujet et les notions que notre expérience a définies en psychologie, c'est le problème qui fera aujourd'hui notre