You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le fond si nourri et d'une si vaste érudition mais souvent si abstrait, et la forme si subtile du rapport de M. Lacan, lu d'ailleurs avec une si magistrale et charmeresse élocution, m'ont empêchée d'en saisir sans doute toutes les finesses et m'interdisent par suite de discuter en détail.
En liaison à ce que j'ai cru saisir, je soulèverai néanmoins trois questions :
Une théorique.
1° Qu'est-ce que l'étude du criminel et du délinquant peut nous apprendre, à nous psychanalystes ?
Une juridique.
2° En quoi peut-elle nous aider à établir les faits du crime ou du délit ? Une thérapeutique.
3° Quels secours pouvons-nous apporter au criminel ou au délinquant que celui-ci soit en acte ou en puissance ?
I. — Au premier point l'investigation psychanalytique, certes rare encore, de quelques criminels avérés nous a montré que ceux-ci présentent les mêmes complexes que les névrosés et les dits normaux, mais eux passent aux actes. Tel le cas du fourreur Siavy qui avait sauvagement tué sa femme et son enfant. On le disait bon mari et bon père ; une courte analyse montra son agressivité contre sa femme et son enfant. Or bien des hommes sont malheureux en ménage, mais ne recourent pas à ce moyen radical de libération. Il est vrai qu'il était sans doute épileptique.
Il y a là un facteur économique que nous ne savons pas encore évaluer en termes de quantité.