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L'auteur analyse tous les travaux (Deutsch, Menninger, etc.), concernant le prurit et l'eczéma, en apportant son expérience personnelle sur ce sujet.
Il considère que le prurit est le symptôme fondamental en dermatologie et pense (avec les autres auteurs) qu'il est le résultat du déplacement et de l'extension du prurit anal, déplacement causé par la répression ou les difficultés de satisfaction.
Le prurit équivaudrait à l'angoisse sur le plan psychique et à la douleur sur le plan organique, et mobiliserait les mécanismes de défense, qui, en dernière instance, constitueraient l'essence de la maladie cutanée.
Il attire l'attention des dermatologues sur les travaux de Sack, Stolser, Sadger, etc. qui (chacun dans un autre domaine) ont démontré que :
La peau est une zone érogène ;
La peau peut être considérée comme un organe d'expression. (Réflexe : expression de l'inconscient du malade. Démonstrative : dirigée vers un objet, dont il faut attirer l'attention) ;
Aucune manifestation cutanée ne peut être reconnue psychogène après simple examen et, sans une analyse psychologique, on ne peut établir un diagnostic d'une affection psychogène de la peau (Sack).
Le plaisir qu'on obtient en se grattant conditionne la chronicité de la dermatose, qui satisfait des tendances inconscientes des malades.
Avec Sadger, l'auteur admet l'existence d'un érotisme congénital de la peau — pour expliquer quelques-unes des caractéristiques des maladies cutanées.