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Nous voulons aujourd'hui souligner seulement quelques traits qui nous ont paru des plus caractéristiques dans l'abord psycho-somatique de malades atteints de céphalalgies.
Nous réduisons ici volontairement notre sujet à l'aspect névrotique des céphalalgies de nos malades, c'est-à-dire à la reconnaissance de la place occupée par la céphalalgie dans la dynamique névrotique des malades que nous étudions. Dans nos examens, nous essayons d'aborder nos patients en appréciant la place des éléments qui se présentent, qu'ils soient d'ordre somatique ou d'ordre psychique.
Nous avons été étonné, en apparente, de voir l'émotion que suscitait une telle façon de faire et d'entendre dans les milieux scientifiques et sociaux les plus variés des reproches, toujours identiques, à l'endroit psycho-somatique, à savoir le danger des erreurs de diagnostic, l'absence de valeur du critère de guérison et l'impossibilité de généralisation en présence d'un nombre limité d'études. Pour pallier à l'éventualité de stériles discussions à ce sujet, nous devons dès maintenant préciser certains points.
Il est entendu qu'une erreur de diagnostic est éminemment critiquable dans la mesure où, laissant de côté une thérapeutique d'urgence, elle entraîne dans le temps le malade à des examens dont l'intérêt scientifique n'a aucune valeur en face de l'amélioration possible de son état. Il est évident qu'un médecin doit se mettre à l'abri de telles erreurs. Mais, ne pas utiliser la science psychanalytique pour tenter de pénétrer