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On sait l'importance du rang occupé par l'enfant dans la famille. L'enfant unique, l'aîné, l'intermédiaire, le benjamin, ont des réactions nécessairement différentes pour s'adapter à leur situation particulière.
Il nous a paru intéressant de rechercher quels étaient les problèmes et les difficultés posés à l'enfant selon sa situation, tels qu'ils apparaissent dans les consultations psycho-pédagogiques. Ces recherches ne portent que sur 500 dossiers de la région parisienne sur lesquels nous n'avons pu retenir que 200 dossiers offrant toutes les précisions suffisantes. Les autres n'ont pas été retenus car ils présentaient des lacunes ou des incertitudes empêchant toute recherche scientifique. (Nous présentons ces résultats trop limités avec les réserves qui s'imposent en attendant qu'un plus grand nombre de cas viennent confirmer ou infirmer nos premières constatations et élargir le champ de nos investigations.)
Pour 200 enfants amenés à la consultation pour difficultés affectives et caractérielles, on notait :
33 % d'enfants uniques ;
27 – d'aînés ;
20 – d'intermédiaires ;
19 – de benjamins.
Or, d'après les recensements de la population, sur 100 enfants de moins de 21 ans il n'y a que 18 % d'enfants uniques et 21 % d'aînés contre 51 % d'intermédiaires et de benjamins. C'est dire que les enfants uniques, proportionnellement à leur nombre, consultent deux à trois fois plus que les cadets.
Tout se passe donc comme si l'extension de la famille rendait plus facile aux enfants leur évolution affective et caractérielle ou comme si l'enfant unique et l'aîné étaient l'objet d'une attention plus forte des parents et plus lourde à supporter par l'enfant.