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Tiré entièrement, nous tenons à le préciser, des observations et de l'enseignement médico-pédagogiques, le travail que nous vous présentons aujourd'hui a plusieurs défauts. Le premier, et peut-être le plus important, consiste en ce qu'il n'a pas atteint la maturité que lui conférerait un plus grand nombre de recherches étendues sur une plus longue durée. Il représente, dans l'état où il est, une ébauche, une tentative visant à apporter quelques explications à un ensemble de phénomènes, intéressants sans doute, mais qui ont à peine franchi l'étape de l'observation.
Le deuxième défaut, non moins grave, est que certaines de nos déductions, que nous exposons pour une bonne part à titre d'hypothèses, participent forcément des imperfections inhérentes à l'état actuel de nos connaissances sur les états névrotiques infantiles, comme d'ailleurs aussi à l'insuffisance correspondante des procédés techniques d'exploration. Ai-je besoin, par exemple, de rappeler la confusion qui existe encore à l'heure actuelle lorsqu'il s'agit de définir ou de tracer les limites du trouble névrotique de l'enfant ? Que dire, d'autre part, des divergences et des antagonismes d'opinion existant sur la notion mouvante et « transmutante » — qu'on me pardonne le mot — expression de ses multiples phases évolutives, de la névrose dite infantile ? Il serait facile d'accuser le malaise en poussant le jeu des analogies et des différences entre le symptôme névrotique de l'enfant et celui, parvenu au stade de son achèvement, chez l'adulte. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas de commune mesure d'appréciation de ces deux ordres de phénomènes.
Enfin, et pour rendre plus apparentes encore les difficultés auxquelles on se heurte dès qu'on veut pousser un peu plus loin l'investigation de quelques problèmes de portée médico-pédagogique, il y a lieu d'avoir