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Les psychiatres d'enfants sont très désavantagés par rapport à leurs confrères qui s'occupent exclusivement d'adultes. Les enfants qu'ils traitent sont souvent atteints de troubles malaisés à définir, et quand ils ont pu, grâce à un examen clinique rigoureux, se faire une idée de l'organisation du psychisme de leur malade, ils doivent souvent reconnaître qu'ils n'ont qu'une idée très approximative des modalités évolutives ultérieures.
Parmi les psychiatres d'enfants, ceux qui s'occupent de traitements psychanalytiques se heurtent à des difficultés encore plus grandes, non, seulement parce qu'ils travaillent sur une organisation en pleine évolution, mais encore parce qu'ils ont affaire à un matériel dont la signification porte à de nombreuses discussions tant dans son contenu que dans sa forme et les relations de celle-ci avec la structure de la perturbation en cause.
Nous avons souvent pu observer dans les services de psychiatrie infantile des sujets remarquablement améliorés par un traitement psychothérapique. Cependant il arrive que le déterminisme de la guérison ne soit pas totalement élucidé, ou bien que le mécanisme invoqué n'entre pas dans un système de références utilisé habituellement en psychanalyse, en psychiatrie générale, voire même en psychologie génétique ou en tout autre discipline systématisée. Malgré la fréquence non négligeable de la rémission spontanée des symptômes présentés par les enfants, il n'est pas dans notre intention de nier les nombreuses améliorations thérapeutiques constatées, mais nous pensons qu'une compréhension rationnelle des phénomènes est indispensable pour transformer l'art psychothérapique en technique enseignable et pour éviter que la psychanalyse infantile ne sombre dans un confusionnisme regrettable.
Dans cet exposé nous ne présentons pas de cas de guérison. Élève