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Dans la précédente partie de ce travail nous avons traité de ce qui se produisait dans l'interprétation psychanalytique, c'est-à-dire des interférences dans le jeu des forces psychiques (dynamique) et des modifications qui se produisent dans la répartition de l'énergie psychique (économie). Maintenant l'étude du point de vue structural va nous permettre de mieux comprendre ce qui a déjà été dit. Jusqu'à quel point, en effet, l'analyste en interprétant agit-il sur le moi et aussi sur le ça et le surmoi ?
L'analyste n'agit directement que sur le moi. Rappelons-nous la définition du moi : dès que celui-ci prend naissance, toutes les influences extérieures s'exercent sur le psychisme et, en particulier, c'est au moi qu'incombe la tâche de comprendre le sens des mots. Bien entendu, le ça peut, lui aussi, être modifié par les événements. Les fixations, dans la mesure où elles ont été conditionnées par des satisfactions ou des privations particulières, sont des modifications causées par les expériences vécues dans le domaine du ça. De même les régressions, bien que nous les qualifiions de « défenses », donnent l'impression qu'il existe dans le ça, en cas de déficit de satisfactions, une tendance à revenir à des situations où les choses se passaient autrement. Nous parlons de « structures instinctuelles », c'est-à-dire de formations du ça qui se produisent par l'action alternée de satisfactions et de privations. Toutefois l'action du milieu sur le ça n'est jamais qu'indirecte et se réalise par l'intermédiaire du moi. Si le moi ne se chargeait pas d'activités