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Ce volume annuel comprend toute une série de travaux extrêmement intéressants. Mais notre analyse sera consacrée à la Première Partie, c'est-à-dire au symposium sur la psychanalyse et la psychologie génétique. On trouvera en effet ici toutes les idées défendues par Hartmann et ses collègues au récent Congrès International de Psychanalyse d'Amsterdam sur la psychologie du « moi ».
Dans le premier article sur « Psychanalyse et psychologie génétique » Henri Hartmama montre que la valeur de la reconstitution analytique est renforcée par l'analyse de l'enfant et l'analyse du « moi ». Une compénétration entre l'observation directe et la psychanalyse est devenue nécessaire. L'analyse ne doit plus se centrer sur l'environnement, mais étudier également le développement génétique. Le « moi » doit être étudié dans ses deux sphères : d'une part conflictuelle et d'autre part autonome où peuvent être décrites les fonctions autonomes primaires et secondaires du « moi » L'autonomie du « moi » a des conséquences importantes : elle permet de comprendre l'élaboration, avant une phase donnée de l'évolution libidinale, de traits précoces qui la précèdent : par exemple, la castration phallique a ses origines anale et orale (origine génétique) et ses racines contemporaines de la période phallique (facteur conflictuel).
Willy Hoffer étudie ensuite le développement du moi corporel. Il part de cette idée que contrairement à la théorie classique le moi n'est pas une émanation du « ça » mais que le « ça » et le moi sont produits d'un stade indifférencié. Il décrit des « hallucinations négatives » qui se rapportent à l'élaboration temporaire de stimulus internes ou externes. Il décrit comment le moi corporel se constitue à partir du moi biologique et comment la libidinisation du corps permet à l'enfant de diriger son agressivité sadique contre le monde extérieur.
R. Lœwenstein, dans son article intitulé « Conflit et développement du «moi » autonome durant la phase phallique » montre comment certai