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A la fin d'une réunion d'étude sur les troubles de la conduite chez l'enfant, un de mes amis, qui avait donné quelques conférences, fut attaqué par un maître : « Vos gens de la psychiatrie infantile ne tarissent pas sur la sécurité de l'enfant. D'accord. Mais je voudrais qu'on nous donne à nous aussi, maîtres, un peu de cette sécurité. Même dans les écoles les plus modernes, il faut de l'ordre ; nous devons d'une façon ou d'une autre limiter la liberté des enfants et aujourd'hui, nous ne pouvons plus le faire qu'avec mauvaise conscience. »
Comparons ce maître hésitant et soucieux à ce sergent béat, vociférant et tranquille que j'ai vu récemment, exerçant les recrues d'un escadron A. T. C.: ni culpabilité, ni remords, en leur imposant n'importe quelles restrictions arbitraires, en choisissant n'importe quelles méthodes pour les imposer, problèmes qui, selon toute apparence, rendaient si soucieux notre scrupuleux professeur.
Voilà deux attitudes tout à fait différentes quant à l'enseignement et à la discipline. Le cas le plus simple est évidemment celui du sergent et de la vieille méthode scolaire. Ils ont un « gabarit » solide et sûr pour fabriquer, le sergent « un soldat nickel », et la traditionnelle école du second degré, « un gentleman chrétien » ou un « chef ». Ils ne s'embarrassent pas de savoir si le gabarit est bon ou mauvais. Ils sont tous convaincus que le gabarit est bon, ils ont la même confiance inébranlable dans leurs méthodes. C'est arbitraire, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Ils savent que c'est la bonne méthode.
Quelle est donc cette méthode ? Elle n'implique certes pas un traitement individuel des enfants, ou beaucoup de considération pour les goûts ou les dégoûts individuels. La même tâche est proposée à tous les membres du groupe, et l'on attend de chacun qu'il la remplisse. Les