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On trouve fréquemment, dans le traitement psychanalytique de malades souffrant d'ulcère gastro-duodénal, une situation actuelle d'une grande importance : une frustration génitale intense de la part de la femme ou de la maîtresse. Ainsi, parmi sept cas psychanalysés récemment, nous en avons trouvé deux qui s'étaient mariés, pour obéir à leurs parents, avec des femmes qui ne leur plaisaient pas, et qui, de plus, se refusaient à eux. Deux autres n'avaient pas de relations génitales avec leur femme et avaient des conflits gênants avec leur maîtresse. La femme d'un autre malade souffrait d'une frigidité génitale complète et ce dernier avait une maîtresse qui poursuivait en même temps des relations intimes avec un autre homme. La femme et la fiancée des deux derniers leur reprochaient leur manque d'habileté dans le coït. L'un d'entre eux passait de longues périodes d'abstinence génitale parce que sa femme avait peur d'une grossesse et craignait de mourir dans un accouchement. Le malade se permettait seulement un début de coït, sans éjaculation.
Si nous considérons ces faits, et en outre l'activité sociale de travail intense fréquente chez les ulcéreux, nous pouvons affirmer que souvent le conflit actuel dont souffrent ces malades est constitué par la réunion des deux facteurs suivants : 1° Une activité professionnelle qui exige d'eux des efforts ; 2° La dépendance par rapport à une personne ou l'insatisfaction génitale avec elle.
La femme ou la maîtresse de chacun de ces malades le forçait à une abstinence génitale plus ou moins intense, et lui manifestait en outre une attitude agressive. Ce que ces malades souffraient du fait de leur