You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Les analogies entre la pensée des primitifs, celle des névrosés et celle des enfants ont fait l'objet de nombreuses études.
En 1933, au Congrès des Psychanalystes de Langue française, le Pr Piaget et le Dr de Saussure ont montré les rapports existant entre la psychologie génétique et la psychanalyse. Ils ont notamment fait ressortir l'influence du réalisme de la pensée sur le développement affectif de l'enfant. Le Dr de Saussure, en particulier, s'est attaché à montrer la floraison et la persistance de la pensée magique dans les névroses. Dès 1934 de nombreux travaux ont paru à ce sujet. Je ne puis en citer que quelques-uns : Le Dr Leuba a relevé dans divers travaux la persistance de la pensée magique dans les névroses obsessionnelles et en particulier la persistance en la croyance à la toute-puissance de la pensée, Mme Morgenstern en a parlé aussi, par rapport à la psychanalyse infantile. M. G. Mauco a consacré à ce sujet son étude intitulée La psychologie de l'enfant dans ses rapports avec la psychologie de l'inconscient. Le Dr Lebovici l'a repris, moi-même, j'ai quelque peu parlé des phénomènes de participation par rapport à la technique des guignols (1938). Le Dr Odier a apporté une large contribution à ce sujet dans son livre sur L'angoisse et la pensée magique, et dernièrement Mlle Guex spécialement dans son étude sur les conditions de l'Œdipe.
Cependant quelques remarques sur les difficultés techniques des traitements des jeunes enfants dont la pensée se meut sur le plan magique et le raisonnement sur le plan pré-logique, semblent justifier ce travail. Ce que je me propose, en effet, c'est de montrer, en exposant certains cas, l'interdépendance de l'évolution affective et du développement