You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Freud nous a rapporté (15, 8, 12) comment il étudia l'hypnotisme à Paris avec Charcot, la suggestion avec Bernheim et Liébault à Nancy, comment il collabora à Vienne avec Breuer qui avait employé une méthode « cathartique » de guérison des névroses sous hypnose ; puis, comment il se sépara de Breuer et appliqua d'abord l'hypnose et la suggestion à la seule exploration du psychisme de ses malades et enfin comment, démarche essentielle, il abandonna l'hypnose pour l'association libre des idées, limitant son activité à celle d'un interprétateur affectivement neutre.
Or, ce sont ces circonstances qui se sont montrées propices à la compréhension d'un phénomène reconnu déjà par les anciens hypnotiseurs et que Freud après l'avoir isolé, a appelé le transfert.
Et ce sont d'abord ses accidents qui ont permis de le pénétrer.
Quelle part eurent ces accidents dans l'invention de la nouvelle méthode, Freud ne nous le dit pas expressément ; mais il raconte, par exemple, qu'un jour l'une de ses malades, en se réveillant du sommeil hypnotique, s'était jetée à son cou (15) ce qui fit qu'il abandonna, dans ce cas, la poursuite du traitement par l'hypnose. Il se rendit compte alors que Breuer avait sans doute été victime d'un incident du même genre de la part de la célèbre hystérique des « Studien über Hysterie » ; mais Breuer avait toujours fait remarquer que sa malade présentait un « développement sexuel étonnamment insuffisant » (8) et ce fut sans doute trop pour lui que de reconnaître d'un coup, et la tension libidinale