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Dans cette introduction à la discussion qui doit se poursuivre ce soir, ma tâche se trouve grandement facilitée par le remarquable exposé de notre collègue, M. Mâle (2). Celui-ci nous a présenté avec tout son sens clinique les limites et aussi les possibilités des traitements psychanalytiques. Aussi, plutôt que d'insister longuement sur les divers cas cliniques qui justifient des traitement psychanalytiques je partirai volontiers de la remarque de M. Nacht, lorsqu'après l'exposé de M. Mâle, il nous disait : « Si je vois un malade qui me demande un traitement psychanalytique, je me pose, avant de me décider, la question suivante : que deviendra-t-il, lorsqu'il sera débarrassé de ses symptômes ? » En d'autres termes, même lorsque la constellation clinique du cas justifie en principe le traitement psychanalytique, il est des personnalités dont la structure constitue une véritable contre-indication. Au cours de cet exposé, nous nous attacherons surtout à préciser ces contre-indications.
Elles constituent en principe une des indications les plus typiques de l'analyse. Mais la longueur des traitements dans ces cas justifie un tri sévère de ceux où le succès thérapeutique peut être légitimement attendu. Rappelons en effet que dans certains cas d'obsessions à caractère