You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Deux cents à trois cents médecins venus de tous les coins des États-Unis et du Canada ont passé à Chicago deux des premières journées de ce printemps. Ils ont discuté avec sagesse, science, et passion aussi, des relations réciproques du Corps et de l'Esprit vues à travers une quinzaine de communications scientifiques.
H. K. Fischer, H. Freed, C. Orchinik ont exposé, en premier lieu, le résultat de leurs recherches de Psychochirurgie. Dans la ligne de la chirurgie fonctionnelle du système nerveux central inaugurée, il y a déjà quinze ans, par Egaz Moniz, avec ses interventions sur le cortex frontal, ces chercheurs ont effectué des destructions électives de certaines structures du Diencéphale. Le plus souvent, il s'agissait du noyau dorso-médian du thalamus et ou de la partie latéro-postérieure de l'hypothalamus. Leur technique consiste à atteindre les régions intéressées, sous le contrôle d'un appareil stéréotaxique, à l'aide d'aiguilles à électro-coagulation.
Les malades qui ont été soumis à ce traitement ont été étudiés pré et post-opératoirement à de nombreux point de vue, afin d'obtenir une documentation aussi multidimensionnelle que possible : tests d'intelligence et de personnalité, examen clinique par un psychiatre et un neurologue, E. E. G., épreuves fonctionnelles du système nerveux végétatif, telles que réflexe oculocardiaque, épreuve à l'atropine de Danielopolu, etc.
Malheureusement, la documentation recueillie par ces méthodes et les résultats thérapeutiques obtenus jusqu'à présent, sont très variables et, si nombre de patients ont bénéficié indubitablement de ce traitement psychochirurgical, celui-ci n'a pas encore acquis le degré de prédictibilité requis pour son application en dehors de l'expérimentation.