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Les psychanalystes d'outre-Atlantique se sont, cette année, réunis dans cette grande cité balnéaire du New Jersey qui a fait depuis longtemps des Congrès son industrie locale.
Après une journée et demie de discussions d'ordre intérieur portant notamment sur l'enseignement de la psychanalyse et la formation des futurs psychanalystes, la partie scientifique s'est ouverte le 9 mai après-midi par la présentation d'une série de communications.
La première que j'ai entendue était celle de Gustav Bychowski (New York), sur le problème de la psychose latente, question rendue cruciale par l'extension dans les dernières décades des thérapeutiques psychanalytiques aux névroses caractérielles, à la délinquance, aux perversions et aux psychoses en rémission. L'auteur a rappellé l'importance de l'évaluation globale de la personnalité et a souligné l'intérêt de la confrontation des renseignements d'ordre clinique et psychotechnique. Il a exposé ensuite les modifications qu'il estime indispensables d'apporter à la technique psychanalytique pour éviter des désastres en cas de psychose latente.
J'ai ensuite assisté au commentaire par Bela Mittelman (New York), d'un film exposant ses idées et ses observations sur le développement de la motilité. S'appuyant sur des données psychanalytiques et sur des observations directes d'enfants, l'auteur a développé, d'un point de vue psychodynamique, l'importance de l'activité et de l'érotisme musculaires.
C'est à considérer d'un même point de vue psychodynamique, les interrelations entre les états dépressifs et les états maniaques que s'était consacré Gregory Rochlin (Boston). Malgré l'appui de trois cas cliniques et d'exactes considérations théoriques, l'auteur n'a pas réussi à expliquer, à mon sens, le passage de l'un à l'autre de ces états.