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L'auditeur non averti de discussions portant sur la psychothérapie des enfants, ne pourrait certainement qu'être très étonné par la diversité des moyens techniques mis en œuvre. Très vite il risquerait de ne plus voir clairement les objectifs de tels traitements et le principe de leur action curative.
Beaucoup auront ressenti un certain malaise intellectuel en écoutant des psychothérapeutes décrire « lés plaisirs et les jeux » qu'ils offrent à leurs jeunes patients, depuis les maisons de poupées les plus attrayantes jusqu'à des jeux d'eaux que les enfants trouvent rarement sur les plages et dans les parcs les mieux agencés.
Ce malaise nous permet de comprendre pourquoi des psychiatres et des psychanalystes dûment réputés se trouvent parfois d'accord pour considérer la psychothérapie d'enfants comme un art mineur, sans grande relation avec l'analyse, et à la portée de toute personne tant soit peu « gentille et aimant les enfants ».
L'observation prolongée des enfants traités montre que l'on ne peut se contenter d'une formule aussi optimiste, et qu'il est nécessaire de faire une étude critique rigoureuse des diverses méthodes employées. C'est à ce travail que l'équipe du Dr Lebovici (Clinique psychiatrique infantile, Pr G. Heuyer), s'est attachée depuis plusieurs années.
Le présent travail est le fruit de nombreuses discussions au sein de cette équipe sur la valeur des moyens techniques employés et leur signification dans une dimension psychanalytique.
Une difficulté s'est élevée d'emblée à l'extension du traitement psychanalytique aux enfants. Dans les premières étapes de la pensée freudienne, il fut admis que le moteur de la cure analytique était l'expression des associations libres, formulées à haute voix devant le psychanalyste.