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La Première Partie de cette étude est consacrée à une tentative d'interprétation de l'histoire de la psychanalyse. La pensée de Kris est complexe sinon confuse. Sa principale thèse est la suivante : la transformation de la technique est en très large partie le résultat d'une meilleure compréhension et d'un meilleur maniement des résistances, replacées dans le contexte des activités défensives du Moi ; elle est par conséquent liée au développement de la psychologie du Moi et des théories structurales ; ce qui ne veut pas dire que la théorie ait précédé la technique : Kris fait la part de progrès techniques autonomes ; la psychologie du Moi fait son apparition dans les écrits techniques de Freud avant d'être élaborée pour elle-même. Au total, l'exposé de Kris donne l'impression de relations circulaires entre clinique, théorie et technique.
La Deuxième Partie a pour titre « Illustrations ». Kris part d'un exemple d'Anna Freud, dans lequel trois interprétations sont possibles ; la thèse est que les trois interprétations sont nécessaires et que le problème est de trouver le meilleur moyen de communiquer l'ensemble, dans l'esprit du « principe de l'appel multiple » de Hartmann. Pour élaborer le problème général, Kris propose de recourir à la méthode comparative, spécifiquement à la comparaison entre les systèmes d'interprétation de la première et de la seconde analyse, comparaison favorisée dans un petit nombre de cas où l'on dispose de la publication de la première observation analytique. Dans un cas, analysé une première fois par Melitta Schmideberg, il s'agissait d'un savant qui n'avançait pas dans sa carrière scientifique à cause de son impuissance à publier, en rapport avec la crainte de plagier. En dehors de résultats analytiques et thérapeutiques importants qui ne sont pas en cause, la première analyse avait appris au sujet que la peur et la culpabilité l'empêchaient de produire, qu'il voulait prendre, voler, comme il l'avait fait à la puberté ; il était sous la pre