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Les auteurs font une revue des manifestations psychopathologiques que l'on rencontre à la suite de l'administration d'A. C. T. H. et de Cortisone, et dans le syndrome de Cushing naturel.
Ils rassemblent les faits physiologiques qui sont les signes des modifications fonctionnelles apparaissant au niveau du système neuro-endocrinien et tentent de les mettre en relation avec leurs constatations psychopathologiques.
Ils se montrent cependant assez déçus par les résultats qu'ils obtiennent car un fossé sépare encore les deux ordres de données et ils se refusent à camoufler notre ignorance derrière des entités plus ou moins mythologiques qui varient selon la mode en l'occurrence, pour le moment, le mythe omni-présent du « stress ».
Se tenant au contact concret de la clinique, ils répartissent les manifestations psychopathologiques qu'ils ont observées sur 4 niveaux qui forment une sorte de hiérarchie de dissolution du psychisme;
1° Production d'euphorie et d'hyperactivité physique et mentale;
2° Hyperactivité désordonnée avec insomnie, ressemblant un peu à l'excitation alcoolique;
3° Réaction psycho-névrotique, expression des particularités du caractère des malades qui sont libérées et rendues manifestes par la chute de niveau induite par les drogues administrées (phobies, obsessions, anxiété, troubles de l'humeur);
4° Réaction psychotique grave: hallucination, délire, catatonie, etc.
La conclusion générale des auteurs est que le trouble mental dû à l'A. C. T. H. ou à la Cortisone n'est pas une maladie spécifique, mais bien plutôt un mode de réaction propre à chaque individu, fonction des particularités de son caractère et de la situation actuelle dans laquelle il se trouve (espoir de guérison).