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La multiplicité des techniques psychothérapeutiques appliquées aux États-Unis et leur diffusion, aussi bien dans les milieux médicaux que dans le large public, a amené les psychanalystes eux-mêmes à poser non seulement le problème de la validité de ces techniques, mais celui également des fondements théoriques de la psychanalyse orthodoxe.
Ainsi, au cours d'un symposium qui eut lieu durant l'hiver 1952, et auquel participèrent notamment: Alexander, Hartmann, Greenacre, Weigert, Waelder, Johnson, Spurgeon, Chassel, Margolin, Knight et Steele, deux sujets, soulevés entre autres, ont retenu notre attention:
La technique psychanalytique et ses dérivés;
La psychothérapie vue par le psychanalyste.
Le premier problème soulevé concernait la technique à adopter dans le traitement de nombreux sujets ne relevant pas de la psychanalyse orthodoxe. Dans cette perspective, tous les concepts essentiels tels que le transfert, la résistance, le contre-transfert, l'interprétation du matériel génital ou prégénital, la conduite psychanalytique elle-même devaient être remis en question. Il en était de même des problèmes tels que l'attitude de l'analyste en face de la situation sociale actuelle du malade, et même des problèmes tels que la position couchée du patient, l'éclairage, etc.
Greenacre conteste l'utilité même du transfert qu'elle considère comme très dangereux à manier et compare le psychanalyste à une sorte d'apprenti sorcier devant la situation transférentielle.
Weighert présente la modification de la technique psychanalytique comme une nécessité inhérente à la « maturation » de cette méthode. Elle cite à ce propos un texte de Freud de 1918:
« Les différentes formes de maladies qui s'offrent à nous ne peuvent pas être traitées par la même technique. »
C'est l'attitude d'Alexander qui recueille les plus nombreux suffrages. Il importe, avant tout, pour Alexander d'apporter au malade, en dehors de l'analyse proprement dite, une aide pratique lui permettant de réaliser l' « expérience émot